31 mai 2008

Tarots Divins

Incroyable de justesse...

Tarots divinatoires,: PROJETS


Contexte : Vous
Carte : La mort

Ça sent la fin de règne, vous savez qu'il va vous falloir passer à autre chose, quitter une routine qui n'a plus aucun secret pour vous et qui s'est asphyxiée d'elle-même, et partir à l'aventure dans des univers inconnus et dangereux. Vous voulez renaître, revenir à vos vieux rêves brisés, raviver la flamme.


Contexte : Autour de vous
Carte : Le chariot

Vous ferez preuve d'un authentique esprit de compétition et saurez ignorer tout ce qui peut vous détourner des buts que vous vous êtes fixés. Votre détermination sans égale vous placera de fait au sommet de la pyramide, où vous ferez preuve d'autorité et d'un sens inné du pouvoir.


Contexte : Perspectives
Carte : La tour

L'impuissance ne durera qu'un temps et vous retrouverez vite l'esprit de conquête. L'humilité qui vous habite désormais vous préservera des illusions qui s'étaient trop souvent jouées de vous. Les échecs vous ont rendu plus forte et c'est ce qu'il faut avant tout retenir.


Contexte : Synthèse
Carte : Le bateleur

Tous les indicateurs prédisent un renouveau de vos aspirations, le début d'une nouvelle aventure professionnelle ou humaine. Vous découvrirez que les projets les plus divers sont avant tout une question de désir et de passion, et qu'il vous est plus que jamais possible d’aspirer aux rêves les plus fous. Comment aviez-vous pu oublier que vous aviez l’esprit aventurier?"

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient....

je ne devrais pourtant pas l'oublier si souvent !!

23 mai 2008

C'est si bon...

Ca faisait longtemps, n'est-ce pas ?
Et depuis, le temps a changé.

J'ai enfin touché ce fameux fond, et laché toutes mes résistances.
Grand moment de douleur.
24 heures.

Et puis, je me suis dit que si j'étais encore là, c'est que cela avait un certainement sens.
J'ai fini dans le sud de la France, sous un timide mais délicieux soleil de printemps.
De ma fenêtre, je voyais la mer. Et le vent sur les vagues.
C'était il y a un mois.
En une journée, j'ai tout remis sur le tapis, et j'ai rangé dans le bon sens mon puzzle de vie. (Merci ma soeur pour ton annalyse limpide.)

Hop hop, depuis, je suis plus légère.
Je me suis retrouvée.
Moi.
Et j'ai envie de dire, en mieux.
Pour tout dire, j'ai même attaqué un régime, et je m'y tiens. Alors que bon, depuis quelques années, impossible.
J'ai remonté mon niveau d'estime de moi.
J'ai expliqué à l'ex que je me foutais des détails de sa nouvelle vie amoureuse.

Je vis bien avec moi. Alors la vie est forcémént plus facile.
Côté psy, j'ai fait enfin ce bond que j'attendais tant. J'ai remis les attentes, les espoirs, et les echecs à leur place.

Et j'ai arreté de me dire que je serai seule tout le reste de ma vie.
J'imagine enfin pouvoir rencontrer quelqu'un.
Mais avec une donne différente.
Comblées sont certaines de mes failles.
Je commence même à imaginer pouvoir recevoir autant que je donne...
GRAND PAS.Très grand.
J'arrête de me punir, j'accepte de mériter mieux.

Quand je me retourne, je me dis qu'il m'a fallu du temps, mais, aujourd'hui c'est un nouveau chapitre que j'écris

Il ne me reste plus que la partie boulot à régler.
Se débarasser de chefs incompétents, et de ceux qui se la jouent chefaillon incontournable. Retenir mon envie de casser la gueule. Gagner un peu d'argent. Voir un peu plus loin. Qu'est ce que je ferai à 40 ans?

J'ai tellement envie de quitter Paris, le médiocre milieu des médias, et revenir au Sud. Le mien.


Pour y faire quoi?

Next step...

18 mars 2008

Kate Moss was in the place ou la note chabada de 2008

Hier soir, j'ai vu LA Kate Moss.
Oui, hier à Paris,là devant mes yeux, j'ai vu de mes yeux Kate Moss. Quoi tu connais pas, tu vis sur quelle planête ? Je te parle de l'icône de la mode, de l'égérie du rock,de l'incarnation déliKate de la Perfide Albion, de la coupine de Karl L.

Comment vous dire...Oui, comment?

C'etait pas prévu, et que je n'attendais rien, j'ai pas été déçue. Bien au contraire. Tu vas comprendre.

Kate (appelons-la Kate, elle ne m'en voudra pas, elle s'en souviendra pas) arrive, en taxi.
Bien sûr, c'est pas moi qu'elle est venue voir, nan, elle accompagnait son nouvel amoureux, le bassiste des Kills.
Kate descend du taxi, bouteille de vin rouge quasi terminée à la main.
Oui je vous confirme que Kate est passée aux anti-oxydants bios (c'est ce qu'on dit à propos du vin non?).
Les anti-oxydants, Kate elle en use et abuse.

Peut-être pour pas veillir. Et je te propose de faire pareil, au boulot (et au goulot aussi si tu veux aussi), à la maison, avec tes gosses, au shoppi..

Là où elle m'a laissé sans voix, c'est qu'alors que depuis des années je me battais contre mes cheveux frisés, Kate affichait hier une mini vague des plus années 80...
Je me souviens bien qu'à l'époque je voulais la même frange que Karen Cheryl et je l'avais eu (une horreur, un cauchemar, que dis-je une humiliation!!) et là devant moi, Kate arborait la même !!
En plus blonde, je te l'accorde, mais est-ce que ça change quelque chose?!

Kate elle avait l'air de s'éclater avec ses copines qui elles aussi taquinent l'anti-oxydant. Et ça la rend normal, cette vie, ce côté abimé, un peu tapé.

Je sais là, tu vas me trouver aigrie, jalouse itout, mais pas du tout! Tu fais erreur.
Tu vois Kate, elle est en passe de me réconciler avec mon corps, avec mes cheveux, avec ma peau, avec ma vie.

Parce qu'à l'heure des "special maigrir" et autres, alors que oui, moi j'ai bien des kilos en trop, et bien, je n'ambitionne pas d'être Kate. Je le suis déjà !

Parce que Kate, elle est comme toi et moi sans photoshop, la même peau des mauvais jours, si tu vois ce que je veux dire.

Parce que si après sa frange, toutes les filles adoptent bientôt sa coupe, moi, je suis déjà au top du top de la hype avec mon crin frisé.

Et parce que Kate, sa vie de tous les jours, c'est notre Week End. Et parfois, toute une vie de Week end c'est très chargé.

Allez, c'était juste pour dire que Kate was in the place.
Mais j'ai vu des gens bien plus interressant hier.
Me demande pas je peux dire.
Tu veux que je perdre mon taf ou quoi ?

02 mars 2008

Everything Else...

Pour tout dire, je passe les mois à monter le rempart qui me protège des autres.
C'est LE défi de ma vie affective : me détacher.
J'ai mis des centaines de kms entre ma famille et moi, des heures de thérapie aussi...
Je voyage seule, au bout du monde, vers des langues étrangères, comme pour mieux m'eprouver.
Je me fais un devoir de ne dépendre de personne et de me détacher autant que je puisse de tout sentiment et toute attache.
Dans la douleur, je ravale ma peine au plus profond, et je continue à avancer. Tant bien que mal.
Mes amitiés se meurent de leur belle mort et de mes trop longs silences.
Dans ma grande peur d'avoir mal, je ne fais plus confiance.
Ne me demandez pas pourquoi je fais ça, pourquoi je m'oblige à rester droite dans la tempête.
Je mets un point d'honneur à remplir le No complain. Pas du tout une valeur famille au contraire, c'est plutôt exotique dans ma partie.
Il ne me reste que les proches, très très proches. Ceux qui comptent par-dessus tout. Ceux quei sont patients. Ceux qui comprennent. Ou ne se posent pas la question. 2 ou 3 incorruptibles.
B. en fait partie.

Nous avions partagé 9 ans de nos vies.
Il est la personne qui me connait le mieux, dans ma dernière "version".
Dans la rupture, j'ai tout fait pour rester "digne", sans cris, sans heurts.
Parfois bien sûr, la colère te dépasse, je reste humain after all et surtout malgré moi.

Alors B. devenait mon meilleur ami. Une île. Un refuge. Savoir qu'il était là, c'était ne pas plonger.
Mais voilà, B. a rencontré quelqu'un. Et moi, je ne veux pas entacher sa nouvelle relation (personnellement, j'aurai du mal à accepter cette situation, un mec qui revoit son ex régulièrement pour parler, se promener, regarder les César, fêter la nouvelle année...).
Parce que lui se sent coupable de mes anciennes souffrances.
Parce que je sais qu'il parti pour vivre une grande et belle histoire, et qu'il le mérite.
B. est quelqu'un de bien, quelqu'un à qui je tiens.

Mais je ne le reverrai plus.

Pour le reste, Peekaboo, Anna K, Serie on the cake, Jen je continue à vous lire, même si je ne commente pas toujours. Dans la houle, tenez le cap..
Et n'oublions pas que la vie a bien plus d'imagination que nous...
A la nôtre !

PS / Anna,, ça me fera quelque chose que tu ne dises plus rien de tes chutes, de tes travaux, et du reste aussi...Oui, ça me fera bien ch...

Pour la route...Syd Matters, parce que c'est la dernière discussion qu'on a eu...

12 janvier 2008

23 juillet 2007

Juste...

envie de s'allonger dans l'herbe fraiche, regarder le ciel bleu, et attendre que le temps passe jusqu'à ne plus sentir la douleur...
Et en boucle, cette merveille....

River de Joni Mitchell

Tu peux l'écouter là :
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=179152500

20 juillet 2007

Nothing more to say I guess, just the same as all the rest, been trying to throw your arms around the world...

2h du matin. C'est ma nouvelle heure. Je me surprends par ma capacité à ne pas être fatiguée. Comme ça toute la semaine, avec lever à 8h00.
Nan, qu'est-ce qui te fait dire que quelque chose me travaille ? Je vois pas.
J'ai aussi une grosse décision à prendre professionnellement. Un nouveau taf, mieux payé, différent, dans le monde des grands, mais à nouveau précaire. Une nouvelle vie aussi, parce que beaucoup beaucoup beaucoup de taf et de pression sur ce projet. Et je te parle pas des heures perdues parce que c'est au bout du cul du monde de la Plaine St denis, détail mais qui a son importance quand tu sais que tu vas devoir donner toutes tes tripes jusqu'à point d'heure. Nan, je stresse pas du tout de répondre demain.
Tu penses, il ne me manquait que ça : un gros doute!
Tu comprends, pour la première fois de ma vie, je pense plus loin que dans quelques mois (oui parce qu'on ne sait pas combien de temps cela durera cette affaire...) et plus seulement à l'envie, avec mon loyer parisien à payer, l'intermitence.... Et pour la 1ère fois j'envisage un projet de vie à quelques années, moi qui ne sais même pas acheter un lot de dentifrices parce que tu comprends, ça sert à quoi 3 tubes si je suis morte dans un mois? (que de pathologies pour la même personne!!!). Et cela ne colle pas avec celui-là...Pas en l'état des choses...

Sinon? Sinon rien. Je pleure un soir sur deux, j'évacue sûrement ?!? C'est ce que je veux croire sans vraiment le penser.
En revanche, je me remplis bien côté bouffe. Ben oui, ma vie, comme mon appart, est vide en ce moment, alors "je me la donne". Ai refait une boulimie avant-hier. Royal. Ecoeurée, tu continues à manger..Désolée j'aurais dû t'avertir. Je te rassure, tu peux tout voir sur mes hanches et mon ventre..
Je te rassure aussi, ils ne m'ont pas vue comme ça ceux qui veulent bosser avec moi. Tu penses, je ne le dis qu'à toi...

Sinon? Sinon rien. Tout va bien on dirait.

18 juillet 2007

Si vous rentrez dans un mur, n'abandonnez pas. Trouvez un moyen de l'escalader, le traverser, ou travaillez autour - Mickael Jordan

En ce moment, avec la personne que je paye pour écouter mes lamentations, on travaille sévère sur l'abandon, et la peur d'être abandonnée...
C'est un vaste sujet n'est-ce pas, dans lequel je me retrouve et je me perds à chaque pas...
A vrai dire, je comprends le pourquoi des choses, de cette peur qui me tord les tripes depuis toute petite...Les choses s'éclairent, différement, je commence à les voir d'un peu plus loin.
Il est possible que toi qui lis, tu l'ai déjà comprise cette phobie qui me hante...
Parce que je préfère pousser vers le précipice plutôt qu'attendre qu'éventuellement il soit sous mes pieds. Je préfère l'idée d'avoir foiré une histoire à celle de peut-être la foirer un jour....
Je reste maitre de ma douleur...Tu vois je ne suis qu'au chapitre 1 de ma trouille.
Parce que le comment, comment vivre avec, comment faire pour le dépasser...Oulà, j'en suis bien loin...
Je regarde tout cela, mes souvenirs et mes émotions étalés devant moi depuis quelques jours, et je ne sais pas encore qu'en faire, ni comment les apprivoiser...Je pense à des choses tues depuis si longtemps...
AnnaK, je pense à ton post, à ce "Parce que pour être aimée faut être aimable et pour ça faut s'aimer soi un minimum". Combien de fois auparavent ai-je retourné ce concept de base, combien de fois ai-je pensé ne pas être aimable, au sens propre. Combien de fois ai-je infligé de lourdes peines à mon corps, partie visible de l'iceberg...
Tout cela se rejoint comme tenu par un fil jusqu'alors invisible, et qui peu à peu se révèle. La peur de l'abandon, l'amour de soi...

Je suis à la fois apaisée d'hier et terrifiée de demain.
Un demain qui me serre la gorge...Attention, l'angine somatique guette...

04 juillet 2007

Pourquoi ? Bis repetita

Et que quelqu'un me dise pourquoi c'est ce cretin qui hante mes nuits et mes jours, et mes pensees les plus.................Enfin tu vois quoi....J'en suis pas sortie, tiens....

26 juin 2007

Et de deux....

dans la même journée ! Champagne ! (euh non, toujours la gueule de bois..)
Juste parce que je suis retombée sur "le désir peut-il se satisfaire de la réalité?".
J'y ai répondu hier, dans les grandes largueurs : Non, PL, mon désir ne s'est pas satisfait de cette réalité que tu me proposais.
La preuve est faite. Mon désir déborde de ma réalité, elle ne le contient pas...
Je devrais peut-être me soigner.....

A l'image de mon état....

En boucle. En boucle. En boucle. En boucle. En boucle. En boucle. En boucle.


Radiohead - No Surprises
Vidéo envoyée par popefucker

25 juin 2007

On se toucherait bien, mais on n'arrive qu'à se donner des coups. J-L Godard

J'ai pour moi cette capacité de tout détruire.
Je sais qu'on est assez nombreux à briguer le titre mais, je te promets, tu peux miser sur moi, je suis dans le peloton de tête. Largement...Très largement....Démonstration.

Bien sûr, le garçon était revenu, sa peau était douce contre la mienne, et ses baisers avaient le goût de liberté, alors
la soirée avait été des plus agréables.
"I go to see her sometimes and we make love so fine". Ca n'a jamais aussi vrai.

Mais voilà, les piscines de rosé de ce week-end, le manque de sommeil, l'absence et ce qu'on s'en imagine sont arrivés à bout de ma patience quant à ce "sometimes", et ont mis à plat mon nouveau rôle de "Reine de glace" que j'avais endossé par peur de souffrir. Du détachement qui m'assurait aucune souffrance, disait-elle.

Alors, sous tout ces effets conjugués, j'ai senti poindre des petits picottements dans la gorge, le ventre...Avant que cela n'atteigne le coeur, avant la gangrène, il fallait amputer quelque part. Je te rassure, voilà qui est fait depuis ce soir.
Me voici donc sur le chemin de la rémission.

Pourtant, j'étais bien partie pour gagner la coupe, je faisais un sans faute sur toute la ligne. Une vraie winner. Mais ce n'est pas mon rôle, je ne suis pas à l'aise. Pas l'habitude.
Il faillait que les choses aillent dans mon sens ou n'aillent pas.
Et c'est très simplement, que, lorsqu'il n'a pas vraiment répondu ce que j'attendais, je suis partie en toupie. J'ai raccroché sèchement après lui avoir demandé si on se voyait bientôt... Pour mieux le rappeller confuse (oui tu peux dire "con-fuse" aussi) et désolée. Excuses. Lui qui dit ne pas avoir entendu que j'étais énervée...Et moi, qui m'enlise, m'enlise, m'enlise....Jusqu'à ce moment, pathétique, où je dit qu'il ne m'aide pas beaucoup (là en revanche, tu ne lis pas "m'aime pas" merci). A quoi? Et comment ? me dit-il. Quand je te dis que j'avais envie de te voir a été ma réponse. Et voici la sienne : (Silence)...Oui en effet, je ne t'aide pas...
De Reine de glaces je suis devenue l'Hystérique basique.
Je ne me souviens pas très bien comment on s'est quitté. J'ai peut-être imaginé un "je t'embrasse" qui me revient au moment où j'écris ces lignes.
Je ne sais plus. J'avais le vertige de ma chute.
Je savais juste que le sable que je tenais dans mes mains venait de filer, j'avais écarté les paumes, et tout s'est dissout.
Le gouffre s'est ouvert. J'y suis tombée. Mais c'est quelque chose que je connais tellement, je maîtrise depuis si longtemps cette partie de l'histoire que je n'ai pas eu peur.
Juste pas très bien rattrapée, juste un peu mal, juste écorchée.
De nouvelles cicatrices qui me prouveront, le jour où je regarderai mon corps meurtri, que tout cela a bien existé, et que nous étions assez vivants pour se faire mal. Même tout seul. Même soi-même...
Alors si tu comprends pourquoi j'ai besoin de me faire mal, pourquoi j'aime planter les histoires, pourquoi je refuse tout cela, je t'écoute d'une oreille attentive...

Le plus incroyable, c'est que ce soir il ne reste rien de cette tension qui me tenait tendue comme une corde à son arc, et je vais enfin pouvoir dormir. Isn't it a pity ? Isn't it a shame ? How we break each other's hearts and cause each other pain...Listen to this :



Eric Clapton & Preston - Isn't It A Pity
Vidéo envoyée par xvince22

17 juin 2007

And I go see her sometimes, and we make love so fine...Fool to cry/The Rolling Stones

Tu vois, c'est maintenant très clair, les WE se suivent et ne se ressemblent pas. Une soi-disant grosse soirée vendredi, les Pierres qui roulent en concert samedi, et dimanche, ah! dimanche un barbecue à annuler...
La soirée était pourrie comme jamais (forcément, le showcase...), le concert sympa, mais frustrant, et le barbec, j'ai bien annulé. Je dis pas que je m'en mors pas les doigts jusqu'aux bras, parce qu'il y avait de grandes chances pour que le coup du WE dernier soit là.
Mais cela me semblait trop exposé, et trop facile pour le garçon (oui, on lui avait dit que je devais venir..Enfin, je crois, si je me souviens bien). Et même maintenant, à l'heure où je tape ces mots, je me dis que je l'appelerai bien, mais....j'ai rien à lui dire...Je te promets, c'est une histoire d'égo à flatter - le mien en l'occurence- pas du tout une histoire d'amour que je veux vivre, sinon de cul, tu l'auras compris...J'ai beau me dire qu'un jour où l'autre il va appeler, je trouve que ce jour met du temps à arriver...Ou alors, je suis vraiment un mauvais coup............................................................................

Mais il faut aussi que je te raconte ma semaine dite du "Grand n'importe quoi"...

Je te passe l'excitation de cette histoire qui me ronge jusqu'à mercredi (sois patient et tu verras pourquoi), survoltée, la banane, avec en plus, toute l'équipée présente à la fête (ou non-quand je te dis que ça se propage trop vite) qui ne te parle que de ça (du "alors raconte..." à "tu mérites la galoche d'or" - merci public frustré...), forcément ça attise les braises. Parce que je peux te le dire, il ne reste que des braises de tout cela.

Mercredi donc, j'ai craqué, envoyé un SMS tout simple, un mot et un point d'interrogation (moins engageant tu pouvais pas)...
Au bout de 30mins je reçois une réponse pour le moins laconique du genre "bcp de travail en ce moment, on se voit bientôt. bisous." Autant te dire qu'à l'heure où je te cause, toujours rien.

Mercredi toujours, revu mon ex. Qui est à son tour au fond du gouffre. Triste. Triste.

Jeudi, vu mon psy. J'avais une patate, alors bien sûr, tu te crois guérie...
Jeudi, revu mon Sexbud. Pas vu sous cet angle depuis des années. Un peu difficile de reprendre ses marques. Plus tout à fait la même émotion. Tu connais la vie des gens, leur façon de penser, d'envisager la vie, tu as cette relation-là, et hop, le sexe est moins facile....

Le WE tu le connais déjà. Entre temps, j'ai une copine qui viendrait s'installer à la maison pour cause de changement de mec (y'en a je te jure...). Ca fait pas 3 jours, et elle a déjà explosé le pare-choc de ma mini....

Le dimanche, j'ai donc LACHEMENT séché le barbecue.

Le dimanche, j'ai revu l'ex. Toujours aussi triste. Et le moment où l'on se quitte est toujours aussi étrange. C'est ce que je lui ai dit. Et aussi que je m'inquiétais pour lui. Il m'a répondu par un message qui résonne encore au fond de mes tripes, lui tu sentais bien qu'il avait les larmes au bord des yeux...
Et me voilà ce soir, retournée par des messages. Ceux qui existent et qui me mettent à l'envers, et ceux qui ne viennent pas et qui me rendent hargneuse...

Je lève les yeux vers l'exterieur et constate qu'il fait un temps pourri, à la couleur de mon moral, gris et noir. Et que je crois que ma semaine sera de la même couleur...
J'écoute les Pierres qui roulent, là juste en-dessous, je me laisse gentiment assise sur mon canapé....



Rolling Stones - Fool To Cry
Vidéo envoyée par manon42

11 juin 2007

Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ?

C'est un peu comme si nos émotions étaient solubles dans l'eau...
J'aurais passé le bac avec plaisir aujourd'hui. Sans blague moi, j'avais eu un sujet pourri, genre citation de Descartes (la purge quoi!). enfin, je te parle du siècle dernier (pas le 19ème, je précise).
J'aurais argumenté avec "mon savoir-faire" et surtout "mon expérience" (oulà, on dirait une lettre de motivation!). T'as juste à lire le billet d'avant-hier, et tu comprendras. Un peu.
Bon, d'un autre côté, quand je lis "désir", je sais pas si c'est le printemps, le manque, ou ce que tu veux, peut-être moi plus simplement, mais je lis charnel. Et efffectivement, si le désir, c'est le dernier sac, il peut peut-être se satisfaire un temps de la réalité. Et puis une fois satisfait, il se tourne vers un autre objet de convoitise. (Et là je lance un nouveau sujet Philo : l'homme peut-il être objet de convoitise ? j'ai envie de te répondre oui, cf billet d'avant-hier encore).
En 2003 aussi, avec ce sujet, taggué depuis sur le mur de mes toilettes :
L'idée d'une liberté totale a-t-elle un sens ?
C'est la classe intégrale ce sujet, non? Mais ça n'arrivera plus aujourd'hui. Tu sais pourquoi? Parce que cette année, y'avait aussi : que gagnons-nous à travailler?.
C'est dans l'air tu vois, c'est total corporate avec le gouvernement qui "travaille plus". Alors, la liberté totale, y'a bien longtemps ma p'tite dame!
Et je peux même rajouter qu'en 2007, la France a eu tellement peur du vent de la liberté qu'elle a craché sur mai 68 et voté pour le petit nicolas. Alors tu penses, la liberté totale...
Et quand tu réfléchis bien, c'est face à des gens comme notre petit nico que la notion de LIBERTE TOTALE prend son sens, non?
Allez, laisse-moi rêver que je me la serais donnée sur ma feuille d'exam à coin plié pour cacher mon nom pendant ces 4 heures surveillées.
Laisse-moi rêver que j'aurai eu la liberté de dire ce que je pense sur mon désir et ma réalité, sur la liberté totale qui n'existe pas et Nicolas bien là, et sur cette liberté et cette reconnaissance sociale que m'apporte le travail.
Laisse-moi rêver, c'est mon désir, ma liberté et mon travail....

09 juin 2007

Ce plaisir qu'on dit charnel

Ca fait bientôt 2 semaines que je suis rentrée dans la mère patrie, je peux même dire l'amère patrie (tu sais ce pays où l'on a tant de choses, et où on est si malheureux!).
J'ai quitté un endroit sauvage, la mer, le vent, où j'ai joué robinson sur son île, j'ai remis mes neurones dans le bon sens et dans le bon ordre, touché - enfin - le fond de mon ex love story, et je commence à voir sérieusement la surface et le soleil. Oh comme c'est bon! La première goulée d'air, tu en rêves, tu n'y crois pas, ça te brûlerait presque la gorge... Alors tu te dis que peut-être, tu vas redescendre mais non, j'ai bien réglé leur compte à ces peurs qui me tenaient. Et ça fait 3 semaines que ça dure. J'ai même revu l'ex, et je constate, de mon point de recul, que oui, cette relation a définitivement basculé vers autre chose.
Life goes on.
Plus de larmes, plus de douleurs. Le retour à la vie.
Tellement, que cette nuit, j'ai emmené un homme dans mon lit.
Ca faisait quelques années que je n'avais pas senti une autre peau que la sienne, d'autres doigts, un autre sexe que le sien. Presque intimidée...
Trop bien, trop bon.
Il est parti en fin de journée.
Passé ce samedi au lit, le corps façonné par un autre.
Reviendra, reviendra pas ? Je te parle pas d'une histoire, 'tention, je te parle de 2 corps qui se rencontrent, je te parle de plaisir. Et crois-en mon expérience (on peux pas dire que je sois de la dernière pluie non plus...), c'est pas à tous les coins de rue que ça t'arrive.
Reviendra, reviendra pas? Est-ce le plus important ? Je peux dire que la boite de Pandore est ouverte. Le retour à la vie est en marche. C'est le plus important...
Prochainement dans ce blog, cher lecteur, mes vacances au bout du monde.
Pour l'heure, je vais me coucher, le corps endolori du plaisir d'aujourd'hui.
Profite toi aussi...

12 mai 2007

Ici-bas, la douleur à la douleur s'enchaîne - Le jour succède au jour, et la peine à la peine. Lamartine

Comment te dire sans l'impression de radoter, de repasser en boucle le même disque, qui commence à sauter un peu, comme trop passé? Il semble que les hirondelles n'ont pas fait le printemps, tout au plus témoignent-elles d'une brève éclarcie, à un moment donné.
Il n'y aura pas eu un jour dans ma semaine passée où je n'aurais pleuré. J'ai tendance à penser que c'est ainsi que je purge mes douleurs. Je me souviens de ma précedente rupture. Elle s'était imposée petit à petit à moi, et il m'avait fallu donner jusqu'à l'estocade finale. Cela n'enlève rien à la peine, à la douleur et au sentiment d'échec d'être de l'autre côté. Je me souviens qu'à l'époque, je traversais comme une ombre le jardin des Plantes, longeant les allées d'arbres déplumés, le visage lavé de larmes. J'en garde le souvenir d'une période faite de douleurs sourdes et dont je pensais ne jamais voir la fin. Et un jour, sans savoir pourquoi, le rideau se déchire, le brouillard se fait moins épais, et la douleur s'estompe pour laisser place à une cicatrice en voie de guérison.
Dire que je suis loin, très loin, trop loin de cette issue n'est rien dire. C'est bien plus profond que cela. La douleur s'installe dans mon coeur, dans mon ventre, dans ma tête. Je la respire et la transpire. Tout en moi ne dit que cela. Ce sentiment d'avoir perdu mon âme soeur, ce sentiment d'un profond échec, ce sentiment de plus en plus envahissant d'une infinie solitude. Imaginer qu'un jour, à nouveau, la lumière traversera le rideau est d'une difficulté sans borne. Et ne fait que rajouter de la peine à ma peine.
Un abîme, un puit sans fond voilà ma chute. Je traverse un tunnel dont je ne vois pas la fin.
Simplement, j'aimerais savoir que la descente aux enfers est terminée, et qu'enfin le sol ne se dérobe plus sous mes pieds à chaque pas que je tente de faire. J'ai beau faire le dos rond, ne pas trop agiter les bras, je m'enfonce dans ces sables trop mouvants pour moi. Pourtant dans ma lucidité, j'aimerais pourvoir reprendre mon souffle, sans avoir à boire la tasse. Combien de temps encore vais-je pouvoir résister ? J'ai, comme ce soir, peur que cela ne m'entraine trop bas, trop loin, et que je puisse plus remonter. Parce que cassée, brisée et fatiguée. Parce qu'aujourd'hui je mets dans ce grand tout ma vie que je réduis à un échec criant et retentissant. Jetant le bébé avec l'eau du bain, j'amalgame vie privée, professionnelle et sociale et n'en retient qu'un phénoménal raté.
Je tente de remonter, de rejoindre la surface. Mais la vague me submerge, et je retourne aux abysses.
Mais à qui appartient-elle la main qui me maintient la tête sous l'eau ?
Et pour couronner mon sacre, une rage de dents cette nuit. Que personne ne me dise que le sort ne s'acharne pas, je ne peux plus le croire.
Pour celui qui a souffert toute la nuit
, l'aube est toujours décevante.
Robert Mc Liam Wilson La douleur de Manfred